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Un coin au cœur des Corbières
Des mamelons abrupts, dont la terre est fertile, S’étageant par degrés, encerclant l’horizon ; Entre eux, comme un serpent sinueux, large et long, La route, au pied des rocs, en lacets se faufile.
Aux pentes des coteaux, une vigne tranquille Murmurant, sous le vent, sa plaintive chanson, Nous offre son raisin, ce fruit divin et bon, Qui, par son jus, nous rend d’une gaîté facile.
Plus loin, accompagné de son chien, un chasseur Parcourt allègrement, sur un sol tout en fleur, Les vallons parfumés de thym et de lavande ;
Par moments, il sourit, le dos contre un rocher, Car il regarde, en bas, du sommet de la lande, Son village natal, à l’ombre du clocher.
Pierre Crouzet |