Les biens communaux

​Biens et équipements collectifs: 

 Ils n’ont pas toujours été là, il a fallu les créer, les financer, les entretenir ​

A la fin du 19ème et au début du 20ème siècle furent réalisés d’importants travaux: ponts, routes, écoles, cimetières, adductions d’eau, télégraphe, poste, téléphone, éclairage, horloge, etc.
Nous vivons encore largement aujourd’hui, dans ce qui fut un pari courageux sur l’avenir de la part de nos prédécesseurs de Cascastel et Villeneuve.
Tous ces projets sont financés par des emprunts et des subventions, mais aussi par des ​impositions exceptionnelles qui révèlent des capacités fiscales importantes, ainsi qu’un souci des notables, contribuables les plus importants de concourir au bien commun.
On verra d’ailleurs Joseph Dupré consentir un prêt avantageux à la commune pendant la crise viticole.
On voit aussi les désordres causés par les guerres qui ont retardé l’exécution des adductions d’eau notamment. Les guerres n’engendrent pas la modernité, elles ont compromis durablement la réalisation des projets collectifs, outre leur tribut de souffrances et de vies volées. ​

Pont et Fontaine vers 1960
Le Pont de fer et la Fontaine vers 1960

1894, le 13 Janvier Le Maire sollicite une autorisation d’emprunt, les postes se répartissent comme suit: 
Autorisation d’emprunt
1- Solde des fontaines publiques, dû à Pinel , Entrepreneur, Albas = 1 161
2- Etablissement du Télégraphe = 1 680
3- Subvention due à l’institutrice (libre) pour subvention aux filles indigentes = 200
4- Subvention à l’Omnibus de Durban pour 1894 = 50
5- Déficit Budget 1894 = 1 000
6- Déficit Budget 1895 = 1 000
7- Somme due à Mr Bérot, expert nommé / CM pour le partage des biens communaux = 260
8- Appropriation d’un local pour le télégraphe = 202
9- Total = 5 500
Le Maire est autorisé à emprunter.
Les montants sont libellés en francs de l’époque, pour avoir un ordre d’idées en €, on peut multiplier par 20 ou 25.

 1924, le 2 Juin, Autobus de Durban à Cascastel 

Monsieur le Maire expose que les directeurs des autobus de Durban, demandent que leur soit remise la délibération par laquelle le Conseil a voté la subvention annuelle de 500 francs.
Le Conseil
« Ouï les explications de Mr le Maire, décide d’inscrire au budget additionnel un crédit de 500 francs destiné à payer la subvention promise verbalement, mais à la demande de la majorité du conseil, il est fait les réserves suivantes :
1- Que la subvention annuelle de 500 francs sera payée sur ce pied si le service est assuré de Durban à Cascastel, 3 fois la semaine et réduite d1/3 ou de 2/3 si le service n’est fait qu’une ou deux fois.
2- Que les voyageurs arrivés à Durban à destination de Cascastel seront toujours transportés à Cascastel quel que soit leur nombre.
Dans la période écoulée depuis le 1er Janvier 1924 époque à laquelle fut admis par le conseil, le principe de la subvention, Mr le Maire ou l’adjoint fera une enquête à l’effet de savoir si le service a été assuré dans les conditions prévues ci-dessus et proposeront s’il y a lieu les réductions qui seraient rendues nécessaires par la non exécution des engagements pris par les directeurs de services des autobus. »

1930, le 20 Juin, Inondations de Mars 1930, Montant et nature des pertes 

« Mr le Maire invite le Conseil à se prononcer, conformément à la circulaire de Mr le Préfet de l’Aude en date du 3 Juin 1930 et à fixer le montant des dégâts causés par les inondations de Mars 1930 et à fixer le montant du secours à solliciter, Le Conseil, ouï l’exposé de Mr le Maire, considérant, après visite préalable des lieux sinistrés ayant souffert des susdites inondations, que la nature des dégâts est plus considérable qu’on ne l’avait tout d’abord signalé à l’administration, que, d’autre part il n’ a pas été fait état des dommages causés à l’église, immeuble communal, par les eaux, demande à l’autorité supérieure de bien vouloir tenir compte strictement de la nature et de l’importance des dégâts signalés dans le tableau ci-dessous et des sommes nécessaires pour y porter remède.
1. Chemins vicinaux
11. Chemin de Fontjoncouse. Réfection d’un pont à 0km100 = 2500
Ravinement sur toute la longueur 700×4 = 2800
12. Chemin de Quintillan. Ravinement sur toute la longueur = 9400
2. Chemins ruraux
23. Chemin de Tuchan. Pont ébranlé au ruisseau des Tourountières.
Travaux d’art = 3000
Ravinement sur toute la longueur, éboulements = 3500
24. Chemin de Fontjoncouse.
Pont ébranlé, travaux de maçonnerie = 3000
Ravinement sur toute la longueur 3500 25. Chemin de Quintillan. Ravinement sur toute la longueur = 2400
3. Fontaines
36.Canalisation emportée sur toute la largeur de la Berre, obstruction des tuyaux.
Passerelle métallique à construire. = 5000
4. Grande école et Mairie
47. Réfection de la toiture ; dégradation des murs intérieurement et extérieurement, dommages intérieurs nécessitant le cimentage de la classe ; construction d’un profond caniveau de protection extérieur de long du mur de la Mairie. = 21 600
5. Ecole enfantine
58. Réfection de la toiture.
Dommages causés aux murs intérieurement et extérieurement. = 11 000
6. Eglise
69. Réfection de la toiture.                                                                              
Dommages très importants sur toute la surface de la voûte.                        Dégradation des murs intérieurs et extérieurs. = 20 000
Montant total: 87 700 francs.

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