Joseph Gaspard Pailhoux

Une grande figure, au siècle des lumières​

Les Pailhoux de Cascastel

Les Origines

Le premier Pailhoux connu fut Adolphe de Pailhoux qui rendit hommage aux Vicomtes de Narbonne pour la terre de l’Espine en 1390 et testa à Moussan en 1409. Il est dit originaire d’Allemagne.
Vint en suite Rodolphe de Pailhoux, qui testa en 1485. Son fils unique Frédéric devint son héritier.
Ulrich de Pailhoux, fils de Frédéric, teste, en 1576, en faveur de son fils aîné Michel et fait un legs à son second fils, Guillaume. L’acte de mariage de Paul Pailhoux, en 1637, constate qu’il est noble et fils de Michel. Paul Pailhoux fut apothicaire à Saint Chinian, puis « lieutenant de justice » en 1670. Il eu deux fils, Guy, en 1641, qui devint docteur en médecine, et Gaspard en 1675.
C’est Gaspard qui devint médecin des Etats de languedoc et fut à l’origine de la lignée de Cascastel.
Gaspard fut reçu dans sa profession à la Ville de Narbonne en 1698, fut Médecin des Hospices de la Ville de Narbonne entre 1702 et 1713.
Il devint Médecin des Etats de Languedoc en 1731, sur recommandation de l’Archevêque de Narbonne.
Diplomé de la faculté de Montpellier, il était connu pour la maîtrise de son art, bénéficiait de l’estime des savants et de la confiance des malades. Il décéda en 1734 et fut enseveli à Narbonne en la chapelle Sainte Anne de l’Eglise de La Major, avec un « concours extraordinaire », tant il était connu et estimé.
Nous retrouverons ces traits d’homme habile et dévoué au bien de ses semblables, chez son fils unique <b.
Peu avant sa mort, devant accéder au Capitoulat de Toulouse et ainsi à la noblesse de robe, il avait acquis d'Henry d'Arse, les seigneuries de Cascastel, Villeneuve et Roffia. Gaspard était l'époux de noble Marie Thérèse de Ros, veuve Gaspard de Gléon, Vicomte de Durban.
Marie Thérèse, à nouveau veuve, prit possession de la Seigneurie en 1736. En 1737, la Dame de Cascastel acquit du Bayle François Amiel, et d’autres habitants, tous les jardins situès à « l’horte sur la ville ».
Ces jardins avec le béal et les moulins, formaient un même ténement, face au Château. Nous ne connaissons pas de document relatif à la construction du Pont réunissant la terrasse du Château à ces jardins.Son architecture n’exclue pas une construction au 18ème suite à l’acquisition des jardins.

Joseph Gaspard Pailhoux de Cascastel

Joseph Gaspard naquit à Toulouse en 1726, et fut « ondoyé » en la Cathédrale Saint Etienne. Il se maria en 1745, avec Marie Anne d’Adhémar de Taura.
Ce mariage fit sa fortune. Anne d’Adhémar de Taura, soeur de la mariée assistait au contrat. Marie Anne Thérèse Pailhoux, naquit en 1747 et sa mère mourut des suites de ses couches. Marie Anne Thérèse fut mariée en 1764, à Jean Alexandre de Cardailhac.
Sa tante, Anne d’Adhèmar de Taura, la dota richement et en fit son héritière. Elle mourut à Toulouse, rue Coix Baragnon, en 1800.
Joseph Gaspard se remaria en 1749, avec Jeanne de Caussat de Castelmaure dont il eut sept enfants ayant vécu.
Nous citerons Joseph Melchior (Cascastel aîné), Jacquette qui épousera le futur Général Dagobert,et Martial qui gérera la difficile succéssion de son père, et sera Maire de Cascastel jusqu’en 1830.
En 1746, Joseph Gaspard était Chevalier d’Honneur au Bureau des Finances de la Généralité de Montpellier, puis Conseiller au Conseil Souverain de Roussillon à Perpignan.
Dès 1757, il tenta d’acquèrir un Office de Conseiller au Parlement de Toulouse. Malgré la vente de plusieurs biens, il ne parvint jamais à solder cette acquisition.
En 1779, Joseph Gaspard fonda une association avec Jean Pierre François Duhamel et Louis Charles Pelletier, pour l’exploitation des métaux Les Mines des Corbières)sur ses terres et aux environs (Les Mines de Palairac).
En 1789, il faisait partie de la Commission (pour correspondre avec les députés de Narbonne) de la Sénéchaussée de Limoux.
Il décéda à Cascastel, dont il était Maire, en 1808.
Il laissait de nombreuses créances à recouvrer sur des personnes non solvables qu’il avait secouru. En effet, il s’appliquait à favoriser les habitants, pratiquait la bienfaisance mais n’était pas toujours payé de retour.
Le Coffre
Sa succession fut difficile à régler, en raison des exigences de « Cascastel aîné », à savoir, Joseph Melchior.
Les biens de la famille Pailhoux furent mis sous sequestre en 1794 parce que « Cascastel aîné » avait émigré.
Nous en connaissons la composition grace à l’inventaire qui fut fait par les Commissaires de la Convention de Lagrasse.
Ils ne furent jamais vendus comme Biens Nationaux, mais pour convenir à « Cascastel ainé ». Martial Pailhoux géra cette situation et la famille parvint à racheter l’ensemble du patrimoine, a savoir: le Château et le Pont, les jardins et les moulins, des métairies (Cazals, Peret),des Muriers, de nombreuses terres et cultures.

Descendance

Joseph Melchior 1750-1810

L’aîné, Joseph Melchior, naquit à Narbonne en 1750.
Il se maria en 1780, à Perpignan, avec Marie Thérèse d’Ortaffa.
Il fut reçu Conseiller au Conseil Souverain de Roussillon, en 1781.
En 1788, il fut reçu Avocat Général au Conseil Souverain de Roussillon, et dut remettre son office à l’Assemblée Nationale, en 1791.
En 1788, il devint également Directeur des Forges de Padern au nom de son beau-frère, le Général Dagobert .
La faveur dont jouissait le Général Dagobert auprès des autoritès révolutionnaires ne l’empêcha pas d’être porté sur la liste des émigrès, ce qui entraîna la mise sous séquestre de ses biens, de ceux de la famille, le versement de ses rentes à la Nation. il fut amnistié en 1802.
En 1800, Joseph Melchior était propriètaire d’un moulin à Saint Jean de Barrou et y défrichait des terres.
En 1806, il commanda un foudre de 25 charges, soit environ 75 hl, et un autre semblable en 1807.
Le 1er Septembre 1807, il écrivait ainsi à Monsieur Yver, époux de la fille de Jacquette, la veuve du Général Dagobert, à saint Lo, dans la Manche:
« Monsieur et cher neveu,…
J’ai fait planter beaucoup de vignobles qui rapportent déjà beaucoup.
Si nous avions la paix avec l’Angleterre, le transport des vins par mer serait facile et peu coûteux.
Nos vins sont forts, supportent bien la mer et franchissent en vieillissant.
Je fais un marché pour vendre mes laines et du blé dont les prix sont fort bas.
Nous sommes dans une crise affreuse dans notre Département. »
Les denrées ne se vendent pas, faute de numéraire. Les banqueroutes se succédent. « Il faut espèrer que le retour des armées fera refluer le numèraire jusqu’à nous… »
Joseph Melchior décéda de maladie, en sa maison de Cascastel, en Février 1810.Il était alors porté comme Agriculteur.

Descendance

Jacquette Claire Josèphe 1751-1825

Grau de l'Iliate, Forge de Padern
Les forges du Grau de l’Iliate à Padern.


Jacquette est née en 1751, à Narbonne .
Elle fut baptisée en l’Eglise de La Major, en présence des familles de Gléon-Durban et des Massia de Castelmaure.
Le 8 Août 1780, elle epousait messire Luc Siméon Auguste Dagobert, Sieur de Fontenilles, Capitaine-Commandant des Grenadiers du Régiment Royal Italien.
Parmi les témoins, Jean Pierre François Duhamel, Correspondant de l’Académie des Sciences de Paris, Commissaire du Roi pour les Mines et les Forges.Jacquette se fixa peu aprés en Normandie, où elle mourut ,veuve depuis 1794, à Saint Lo, en 1825.
Elle géra les bien de son mari qui lui avait donné procuration en 1782 et 1789.
Photo: Les ruines des bâtiments des Mines et des forges à l’Iliate au Grau de Padern.
Elle obtint de la Convention une pension de veuve, en 1795.
Aussi en 1795, c’est elle qui signa le bail de la Forge de Padern « dont l’exploitation est suspendue depuis un an ».
En 1802, deux ans après la mort de Joseph Gaspard, elle rappelle à ses frères qu’elle n’a pas reçu d’argent lors de son mariage, mais un sixième de la Forge de Padern.
En 1809, elle signe le reçu d’un effet de 1080 livres à son frère aîné, Joseph Melchior, qui les avait reçues en degrèvement du Percepteur de Padern.

Descendance

Martial Pailhoux 1762-1837

Il est né à Cascastel, le 4 Juin 1762.
Il était le cinquième enfant de Joseph Gaspard et de Jeanne de Caussat de Castelmaure.
Il fut le seule de la famille à continuer à entretenir des relations avec l’aîne, faché contre tous depuis la mort de son père parce qu’il n’arrivait plus à percevoir les sommes à lui promises à l’occasion de son contrat de mariage en 1780, et à prendre sur la succession.
Les dispositions naturelles de Martial le poussèrent à devenir le procureur fondé de ses frères et soeurs pour les affaires de famille.
En 1824, Calmès, le mari de Félicité de Mage, du Château de Nouvelles, lui écrit pour le remercier d’avoir facilité le règlement d’une affaire.
Ses activités consistaient à vendre du vin, exploiter les mines de son père sur Cascastel, Villeneuve, Maisons et Quintillan.
Outre la résolution des affaires de famille, il s’intéressait aussi aux affaires publiques puisqu’il fut Maire depuis 1802, jusqu’en 1830.
Autant, l’aîné ne saurait passer pour un philantrope, autant, on retrouve chez Martial l’esprit de l’estimé médecin, son grand père, et celui du parlementaire-entrepreneur, son père.

L’entrepreneur des Mines et des Forges

L’entrepreneur des Mines et des Forges

L’exploitation des mines et la métallurgie dans les Corbières remontent aux Ibères et aux Celtes, puis aux Romains. Elles ont connu un regain d’activité au temps des grandes Abbayes et des féodaux. Les moines et les seigneurs en ont tiré le fer pour leurs outils ou leurs armes, l’argent pour leur bourse et leurs achats fonciers, les ressources pour leurs bâtiments.

En 1734, Gaspard Pailhoux et noble Marie Thérèse de Ros, son épouse, veuve du Vicomte de Gléon-Durban, achétent la seigneurie de Cascastel car c’était un fief noble. Gaspard était alors candidat au Capitoulat de Toulouse.
Le sous sol de cette seigneurie recelait des mines antiques et médièvales, des ressources minéralogiques variées.

Après le traité des Pyrénées, en 1659, César d’Arçons, ingénieur Bordelais, avait été envoyé par Colbert pour remettre en activité la mine Romaine de Lacanal à Palairac et y installer une petite usine de traitement du minerai d’argent. César d’Arçons aurait effectué des travaux d’une ampleur limitée au lieu dit « la mine d’argent » à Cascastel.

A l’initiative de Vauban, entre 1678 et 1695, le bassin houiller de Ségure, sur les communes de Tuchan et Quintillan, sera exploité pour cuire les briques des nouvelles fortifications du Château de Salses, de la ville de Perpignan. La houille de Ségure était également utilisée pour les forges maréchales.

Joseph Gaspard, fils unique de Gaspard, prend conscience de cette richesse minéralogique. Il exploitera le fer, la houille, le cuivre argentifère, l’antimoine et le marbre.
Depuis 1763, il envoie régulièrement du fer de sa mine de Balansac aux forges de Saint Pierre des Champs.
Les forges de Saint Pierre des Champs furent établies au bord de l’Orbieu, par Bellissens de Malves, seigneur de Talairan en 1733, autre acteur des seigneuries minières.

La deuxième épouse de Joseph Gaspard, Jeanne de Caussat de Castelmaure, était la soeur d’Henriette de Caussat, épouse de Jean Joseph de Mage, seigneur de Nouvelles. A partir de 1770, il résidera souvent à Tuchan et à Nouvelles.
Il semble qu’il disposait déjà des mines de fer de Padern et de la houille de Ségure.

Les archives concernant l’activité des forges de Padern, se trouvent aux archives départementales de la Manche.
En effet, le Général Dagobert qui les exploita aprés leur création par Joseph Gaspard, son beau père, confia la gestion de ses biens à Jacquette Pailhoux, son épouse. Jacquette devenue veuve en 1794, prit toutes les décisions importantes jusqu’à la fin de l’entreprise en 1815. Elle résidait à saint Lô , où elle décéda en 1825.

En 1779, Joseph Gaspard décide de s’entourer de techniciens compétents. Dans ce but, il envoie son fils à Paris et fait venir à Cascastel, le négociant Pelletier et l’ingénieur Guillot-Duhamel (1730-1816).
En Mars 1779, il fonde une association avec Jean Pierre François DUHAMEL, Commissaire du Roi pour les Mines, et Louis Charles PELLETIER.
En Août de la même année, il obtint des religieux de Lagrasse l’autorisation de construire la Forge de Padern et ses canaux au lieu dit « l’Illiate », au Grau dePadern.
En 1780, le Conseil d’Etat du Roi, autorisa la construction des forges.
Le fer est amené à dos de mulet jusqu’à Gléon et ensuite, avec de grosses charettes, jusqu’à Narbonne.
Toujours en 1780, Luc Siméon Dagobert, époux de jaquette pailhoux, obtint dans la dot de sa femme, le sixième des forges de Padern. Il racheta la part du Sieur Duhamel. Pelletier ayant cédé sa part à ses deux associès dès 1779, Luc Siméon dagobert devint le seul propriétaire des forges en 1782, lorsque son beau père lui céda sa part.
Le Capitaine Dagobert donna l’Entreprise à ferme à son beau frère, Joseph Melchior, entre 1784 et 1788.
Ces forges travaillaient à la production de fer pour l’outillage et l’agriculture. La proximité des ports et des arsenaux de la méditerranée aurait dû les orienter vers la production des armes dont la jeune République avait besoin, mais le manque de combustible ne permit pas leur développement.
En 1813, Jaquette Pailhoux, veuve Dagobert, était la seule à avoir un intérêt dans l’affaire qu’elle vendit en 1815.

En 1781, Joseph Gaspard obtient du Conseil d’Etat, la concession des mines découvertes ou à découvrir sur les territoires de Cascastel, Villeneuve et Rouffiac, Castelmaure, Davejean, Maisons, Montgaillard, Félines et Palairac.
En 1782, il exploitait du cuivre et du plomb à Balansac, Rouffiac et Recaufa sur le territoire de Villeneuve; du plomb et de l’argent à Peyro Blanco (Pierre blanche), sur le territoire de Cascastel; de l’antimoine à « las corbos » (les roches) et à la Bousole, sur les territoires de Maisons et de Palairac, à Feugerolles et Pech Bosc sur le territoire de Quintillan.
Joseph Gaspard va s’associer également au chimiste Chaptal (1756-1832), pour se lancer dans l’exploitation de l’antimoine des Corbières.
Le minerai était fondu dans des fours installés à la Bousole et au Château de Cascastel. L’antimoine est aujourd’hui utilisé comme retardateur d’inflammation des matières plastiques.

Cascastel, Four à minerais
Cascastel, Four à minerais d’après le Dr Paul Courrent.

Ils étaient couverts par une voûte en dôme savamment appareillée. Ces fours seraient dus à Remi Jacomy, marchand, propriètaire du Château en 1872. In Bulletin de la Société Scientifique de l’Aude, 1935, par le Dr P. Courrent.
Les dits fours auraient servi au traitement de la stibine, minerai d’antimoine contenant des traces d’or et d’argent, jusqu’en 1903.
Au 18ème siècle, le minerai était placé dans un creuset et chauffé à haute température avec de la houille de Quintillan. Le métal fondu s’écoulait dans un second creuset. La production d’antimoine était vendue par Chaptal sur Montpellier.
L’antimoine servait à la composition de médicaments et de différents alliages, il servait aussi de mordant pour les teintures.
Antimoine: du grec « anti monos », qui n’est jamais seul. On le trouve en effet seulement dans des noyaux polymétalliques.
En 1793, tous les mineurs employés par Pailhoux sont réquisitionnés.Ils vont travailler pour les besoins de la Guerre. Ils vont extraire la houille de la mine de Ségure pour maintenir en activité la forge de Padern qui fournissait l’Armée Nationale.
Pendant la période révolutionnaire, Pailhoux et Chaptal vont réussir à garder en activité les mines d’antimoine et de charbon de Cascastel, Maisons, Ségure et Quintillan.
En 1800, la mine d’antimoine de Quintillan était toujours en activité, voici ce qu’en dit Joseph Gaspard:  » Le minerai rend de 60 à 70 livres d’antimoine fondu, chaque ouvrier en arrache de 10 à 12 quintaux par jour. Le minerai fond aisément. On emploie de la houille pour le fondre. On vend l’antimoine à Toulouse, Carcassonne, Narbonne et Perpignan.
La consommation de ce demi métal n’est pas considérable, l’antimoine se vend de 24 à 25 francs le quintal.
Cette mine pourrait donner quelque profit si on faisait un chemin de charette pour y aboutir. »
Le marché demeure donc local et les coûts du transport muletier grévent l’entreprise. Pailhoux ve donc demander l’aide du gouvernement pour construire les routes indispensables au développement de son activité.
Sa demande parvient à son ancien associé, Chaptal, devenu Ministre de l’Intérieur de Bonaparte, Premier Consul. Cette demande était dictée par le souci légitime de développer son entreprise, mais aussi de donner du travail aux habitants de Cascastel et Villeneuve dont il était devenu le Maire.
Cette requête du Maire de Cascastel pour obtenir des routes pour développer les activités locales constitue un précedent intéressant. Elle ne fut pas suivie d’effets: les besoins de la guerre extérieure, les ressources que s’appropria Bonaparte aux dépens des pays conquis mirent cette question aux second plan. La plupart des principales routes actuelles ont été tracées entre 1830 et 1870, sous Louis Philippe et Napoléon III. Les routes secondaires (chemins vicinaux) sont plus tardifs fin du 19ème, et 20ème siècles.
Grace à la construction des tramways de l’Aude qui arrivèrent à Tuchan en 1902, elles furent mises à une largeur standard de 7 mètres, les courbes devaient être assez ouvertes pour permettre aux convois de les négocier.
Le tramway arrivé trop tard, construit à l’économie, céda définitivement la place aux transports automobiles en 1932.
On arracha les traverses et on nivela sommairement pour laisser la place aux véhicules à essence. Certaines sections de nos routes semblent ne pas avoir connu d’entretien depuis cette époque. Joseph Gaspard voulait livrer les produits de l’activité locale à Narbonne et Port La Nouvelle à des coûts non prohibitifs.
Bien qu’aujourd’hui les transports par camion liès aux expéditions des caves du Mont Tauch à Tuchan saturent l’itinéraire, c’est dans l’autre sens que les flux devraient pouvoir circuler dans l’avenir: La Réserve Africaine de Sigean et les stations proches telles Leucate ou Port la Nouvelle drainent un large public, mais la signalétique et l’état des infrastructures ne sont toujours pas en mesure de capter cette richesse.

Les Pailhoux, Joseph Gaspard, Martial, Jaquette et le Général Dagobert se sont pleinement investis dans leur époque, ils ont été les acteurs d’un projet économique, politique et social.
Le décor de leur Château permet de remonter la piste des valeurs qui étaient les leurs: la tradition humaniste de la famille, un ambition pour eux-même et pour leur Village. Joseph Gaspard décéda en 1808.
Martial Pailhoux reprit les mines de Maisons et de Quintillan. Il n’y apporte pas les mêmes soins que son père, les ouvriers sont livrés à eux mêmes.
Le 13 Décembre 1809, alors que deux d’entre eux sortent du trou, les déblais s’affaissent. Le sieur Eulize Bailleste, tombe et reçoit une pierre qui le tue.
En 1811, Martial Pailhoux ne renouvela pas la concession venue à échéance.
Des mines polymétalliques ouvertes par Joseph Gaspard, un seule resta en activité jusque vers 1950, celle de la Bousole à Palairac.

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