Pont de la Violette

Finalisation des travaux, Mars 2019

Pont de la Violette, les travaux 2019

Après la construction d’un radier et le renforcement des piles en 2014 restait à consolider l’ensemble des maçonneries de cet ouvrage plus que centenaire situé sur l’ancien chemin de Cascastel à Tuchan.
Après le coulage d’un nouveau tablier en béton, le travail s’est poursuivi par la mise en place de tirants et de tubes destinés à injecter du mortier dans les vides qui se sont creusés au cœur de la construction par délitement des liants anciens.
Les joints extérieurs des maçonneries ont ensuite été évidés puis regarnis afin de permettre l’injection des nouveaux mortiers liquides.

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Les joints sont évidés et rebouchés, du mortier sera ensuite injecté dans les maçonneries.

Ces points essentiels à la survie de ce bel ouvrage étant réglés, restait la question des parapets qui bien que réalisés en belle pierre menaçaient ruine. Ils ont été remplacés par une semelle béton ferraillée rendant l’ensemble de la construction bien solidaire et élargissant le passage.
Si l’ancien parapet fait de quelques rangs de pierre avait son charme, il a fallu sacrifier à la modernité en installant une rambarde à hauteur réglementaire.
La conduite des eaux de ruissellement a été aussi mieux définie afin de protéger la construction, bien qu’elle soit devenue moins perméable qu’auparavant.

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Jeudi 21 Mars 2019, préparation du coffrage de la semelle porteuse des nouveaux parapets

Préparation et coulage des semelles porteuses du nouveau parapet

Travaux d’urgence, Septembre 2014

Les Lundi 1er et Mardi 2 Septembre 2014, l’entreprise AGTP effectuait des travaux de sauvegarde au Pont de la Violette, sur l’ancien Chemin de Tuchan. »La Violette », c’est le nom du tènement de vignes qui jouxte le pont côté village.
En passant l’épareuse aux abords immédiats du pont au mois de Juillet, Patrice Mazas avait constaté les dégâts subis par les butées de l’arche du dit pont.
Une intervention rapide s’imposait pour éviter le risque de perte totale de l’ouvrage en cas de pluies torrentielles comme la météo nous en réserve de plus en plus souvent. Cette première intervention, par la projection de béton sur les maçonneries mises à nu par les intempéries, par la création d’un radier afin de bloquer le travail de sape de l’eau, à permis de pouvoir continuer à utiliser le pont, pour les vendanges.
Ces travaux sont suivis par l’Agence Technique Départementale qui assiste les communes pour la maîtrise des ouvrages d’Art. Une étude approfondie va être menée car le pont présente des fissures, des infiltrations et les contreforts latéraux s’écartent. Une restauration totale, avec les subventions appropriées, devrait être la conclusion de cette étude.
En effet, ce pont discret est un authentique ouvrage d’art que les dernières mesures prises nous ont permis de conserver.
Il avait déjà été « ébranlé » lors d’une inondation au mois de Mars 1930, inondation qui avait d’ailleurs causé des dégâts importants dans la commune, notamment au mur de soutènement de l’église et à l’école (actuel restaurant). Les blocs de maçonnerie arrachés plus récemment au pont peuvent remonter à cette réparation.
L’ouvrage franchit le ruisseau des Tourountières, il est construit en pierre rouge et dure de la Ginière.
Il existe en effet, proche des carrières de marbre, un gisement de pierre exploitée par différents entrepreneurs au fil du temps. Louis Escur notamment, en avait extrait des quantités importantes souvent employées à des ouvrages routiers.
Cette pierre caractéristique se retrouve dans les murets de la route d’Albas et le Pont de La Rougère.Elle se retrouve aussi dans les murs de certaines maisons du village, elle constituait le support d’un griffon de la fontaine fraîche emporté par les eaux en 1999 et daté de 1906.
Le pont de la Violette présente d’ailleurs des caractéristiques comparables à celui de la Rougère: mêmes matériaux avec un aspect d’usure identique, même ouverture en parfait plein cintre. La route d’Albas a été tracée à partir de 1885.
Nous ne connaissons pas avec certitude l’auteur de cette belle arche, ni sa date de construction précise, mais l’essentiel n’est ‘il pas que ce patrimoine, outre son utilité toujours d’actualité, soit sauvé et mis en valeur?

Avant …………………….. Après

Le Pont de la Violette​