La Berre

Petite histoire de la Berre

Sauvons l’eau, Occitanie

MOINS D’INTRANTS DANS LES VIGNES DE MAURY

Aujourd’hui, 30 à 40% des parcelles des 110 adhérents de la Coopérative de Maury, dans les Pyrénées-Orientales, sont labourées plutôt que désherbées chimiquement. Sur ce terroir aux schistes affleurants, où le climat est sec et les rendements faibles, les producteurs font ainsi preuve d’un engagement très fort pour réduire leurs intrants. Leur pratique répond au nouveau cahier des charges de la coopérative Les vignerons de Maury. Elle s’inscrit aussi dans la démarche engagée en 2011 par la commune de Maury pour limiter le recours aux herbicides. Les agriculteurs ont bénéficié de mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) qui financent les surcoûts. L’objectif est de limiter les sources de pollution des rivières comme le Maury, affluent de l’Agly.

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La CCRLCM assume désormais (1er Janvier 2018)  la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations.

Santé, taxe ordures, gestion des rivières… au menu du conseil Désert médical et emplois aidés

Un conseil communautaire riche de décisions s’est déroulé cette semaine. Les élus de la communauté de communes de la région lézignanaise Corbières et Minervois (CCRLCM) ont procédé au remplacement de Michel Arnal (maire de Castelnau-d’Aude récemment décédé), à diverses commissions. À noter que Jean-Luc Jalabert, maire de Montséret, a été désigné 1er vice-président. Prévention inondations et nouvelle taxe La loi de modernisation de l’action publique impose à la communauté de communes d’assumer une nouvelle compétence : la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (Gemapi). Suite aux…

Aude : 25 recommandations pour sauver les riverains de la Berre

Restitution de l'Audit de la Berre par le Préfet de l'Aude
Restitution de l’Audit de la Berre par le Préfet de l’Aude.

Pour en finir avec les inondations de la Berre, un audit a été réalisé en fin d’année. Le préfet de l’Aude a présenté hier aux acteurs concernés les axes de réflexion.
Le sujet est hautement sensible et n’a pas manqué d’alimenter les polémiques. C’est pour cela qu’hier, le préfet de l’Aude, Jean-Marc Sabathé a tenu à présenter aux acteurs concernés les conclusions de l’audit de la Berre. « Ce dossier a trop longtemps souffert des oppositions entre élus, syndicats et habitants. Nous devons arriver à avoir une vision partagée non polémique pour avancer ensemble et accepter le dossier tel qu’il est aujourd’hui », confie-t-il. Ainsi, une mission de médiation et d’expertise a été demandée suite aux inondations provoquées par la crue de la Berre des 29 et 30 novembre 2014.
• Sécuriser les personnes
Deux inspecteurs généraux du conseil général de l’Environnement et du développement durable ont rencontré la quasi-totalité des représentants concernés : services de l’état, conseil départemental, SMMAR, syndicat de la Berre, maires, associations de riverains, Réserve africaine, chambre de commerce et chambre d’agriculture. Des entretiens complétés avec des visites de terrain.
Quelques mois plus tard, il en ressort 25 recommandations (1) dont certaines sont prioritaires et urgentes. L’objectif prioritaire est la mise en sécurité des habitants. Des risques forts sont identifiés à Durban pour quelques habitations dans le lit de la rivière, dans les quartiers bas de Sigean et au camping le Pavillon. « Un diagnostic habitation par habitation va être réalisé sur ces zones », souligne-t-il.
À Durban-Corbières, certains habitants seront indemnisés pour se reloger. Les bâtiments vides de la zone d’activités de la Noria seront détruits. À Sigean, il faudra mesurer le risque acceptable et réfléchir, dans les bas quartiers, à l’aménagement d’une pièce de confort à l’étage avec un accès au toit pour une possible évacuation par hélicoptère. Le camping Le Pavillon, dont la nature juridique a bien été confirmée comme camping et non copropriété, soumis au double risque d’inondation par la Berre et le Rieu mais aussi de submersion marine, devrait faire l’objet d’une solution alternative en zone non inondable.
Le préfet a tenu à souligner son étonnement « de constater que des transactions immobilières se poursuivent sur ces zones ». Une mesure spéciale va être prise pour accélérer le processus du nouveau PPRI de Sigean. Un soin particulier d’information, de communication et de cohérence devra être mis en place dans le plan communal de sauvegarde pour une efficacité accrue.

(1) Le détail de l’audit sera en ligne dans une dizaine de jours sur le site http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr

• Définir une stratégie d’entretien et d’amènagement du cours d’eau
Au-delà des actions à mettre en œuvre de manière urgente afin de rétablir un bon écoulement des eaux sur certains points sensibles, l’ensemble des acteurs, sous l’égide du SMMAR et du syndicat de la rivière, devra formaliser de manière concertée une stratégie d’entretien et d’aménagement de la Berre. Le préfet n’a pas caché son « ras-le-bol » des polémiques. « Il faudra notamment un véritable effort de communication et d’information du public », a-t-il souligné.
La fusion des deux syndicats en 2017 en Aude aval devrait faciliter les choses. Des travaux importants devront être mis en œuvre. À Durban, le pont du Barrou à 5 arches devra retrouver toute sa capacité d’écoulement. Plusieurs points “noirs” bien connus des habitants ont été recensés. Ainsi, l’accumulation d’enrochements, de graviers et de sédiments qui occupent le lit de la rivière sur les zones d’aplats de Portel et Villesèque devra être solutionnée. Il faudra également recréer des zones d’expansion des crues dans les vignes. Une procédure de vente à l’amiable est déjà engagée avec les propriétaires concernés. 8 sites ont été identifiés sur le secteur de Durban à Portel. La Réserve africaine de Sigean, régulièrement sinistrée, devra elle aussi trouver une solution. Une étude complémentaire va être demandée. Les auditeurs préconisent une relocalisation partielle des activités sur des terrains non inondables situés en prolongement de son implantation actuelle du côté de Peyriac-de-Mer.

Travaux SIAH de la Berre et du Rieu à Cascastel, Mars-Avril 2016

Et voilà le résultat: tout est propre, mais le broyeur a un problème...
Souci avec le broyeur alors que le chantier se termine, à gauche, les arbres conservés.

En ce début d’Avril 2016, l’écho des deux rives de notre rivière renvoyait les bruits d’une intense activité mécanique. Le « chaptrack » était à l’œuvre : à l’aide de sa pince télescopique, il aligne des fagots de branchages avant de mettre en route son puissant broyeur qui réduit tout cela en copeaux. L’engin peut même attaquer directement des souches ayant émis des rejets d’un bon diamètre, mais pour les plus gros, la tronçonneuse et la main de l’homme sont indispensables.
Dans la traversée du village, du côté des jardins, là ou les murs de soutènement ont été emportés en Novembre 1999, les grands arbres de la rive ont été laissés en place afin de maintenir les berges. C’est aussi un atout paysager.
Le dernier nettoyage de la Berre par le SIAHBR remonte à 2012, et il était urgent de traiter la traversée du village, en particulier en aval du pont de fer.
Ces travaux ayant été réalisés, la commune entreprendra prochainement une action de nettoyage des jardins du bas près de la rivière, afin de restituer la visibilité d’une rive à l’autre et de valoriser ce patrimoine au cœur du village.
Les déchets laissés par l’inondation seront regroupés et évacués, les arbres et les plantes spontanés ou subsistant des anciens jardins seront respectés.
Un bon nettoyage devrait permettre un entretien plus facile par la suite.
En amont le nettoyage a été en partie effectué en manuel, à la tronçonneuse, le produit de la coupe étant mis en tas et brûlé. Un traitement tout aussi efficace.
Le SIAHBR sera dissous au 31 Décembre 2016, en effet, le 1er janvier 2017, la bassin versant de la Berre rejoindra une structure plus importante, Aude Aval comprenant les basses plaines de l’Aude, le littoral, les bassins de la Cesse et de la Berre.
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Nettoyage Berre, Mars 2016

Berre Travaux Post Inondation 2014 – Ripisylve 

​​Les riverains sont informés que les travaux de nettoyage et de déblaiement ont été marqués et commenceront sous peu. Une carte est annexée au document ci dessus.

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Travaux SIAH de la Berre et du Rieu à Portel

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« Le casse tête primordial est le passage bétonné et enroché » dit « Pont de Carles », véritable digue en travers de la Berre qui a provoqué le haussement de son lit de près de deux mètres en amont, le mettant au niveau des berges et qui détourne le courant vers les jardins de la rive gauche, le boulodrome, et surtout les maisons du Quartier Neuf qui étaient épargnées jusqu’à une trentaine d’années en arrière. » Les nombreux ouvrages sur la Berre effectués pour répondre à certains besoins du moment, à des époques ou la notion d’étude d’impact était encore à concevoir, génèrent aujourd’hui des nuisances graves dont les bénéficiaires de ces ouvrages ne voulaient même pas entendre parler, et dont aujourd’hui,ils reportent sur d’autres la responsabilité. La seule exonération qui peut leur être concédée est amplification des phénomènes climatiques qui aggravent les conséquences dommageables de ces ouvrages intempestifs.

SIAH de la Berre et du Rieu, Décembre 2015

Prélèvement boutures, Mardi 8 Décembre 2015

Une activité insolite ce Mardi 8 Décembre dans notre rivière.
Une équipe de cueilleurs de boutures de saule oeuvrait aujourd’hui dans notre rivière.
Ces activitès confièes au SIAH de la Berre et du Rieu sont sous traitées auprès de chantiers d’insertion.
En effet, l’attribution des subventions de l’etat au syndicat de rivière a pour corollaire l’attribution à des organismes d’insertion d’un quota d’heures de travail en faveur de personnes en insertion professionnelle, et demandeuses de formation dans la protection de l’environnement.
Le chantier intervenant ici, à Cascastel, est géré par l’association « Le Parchemin » qui exerce son activitè à Limoux.
La protection de l’environnement est un domaine susceptible de créer des emplois nouveaux dans l’avenir, ce n’est plus une option, c’est une nécessité. Nous souhaitons aux membres de l’équipe que leur passage en chantier d’insertion leur permette de déboucher sur une activité professionnelle.

Audit Berre

Aude, 2ème plan de lutte contre les inondations

Berre Inondations

l’Indépendant Dimanche 18 Octobre 2015

16 ans après le drame de 1999, le 2e programme d’action de prévention des inondations portera sur la période 2015-2020.
Le 27 octobre, au Conseil départemental, préfet de l’Aude, présidents du Département, de la Région et du Smarr signeront officiellement le 2e programme d’actions de prévention des inondations (PAPI 2,*) des bassins versants de l’Aude, de la Berre et du Rieu.
Le document matérialise les engagements de l’État, des collectivités et du syndicat mixte des milieux aquatiques et des rivières (Smmar) dans une politique directement née des dramatiques inondations de 1999 et des 26 décès recensés. Une histoire et une mémoire entretenues. Mais parce que l’Aude restera à jamais un territoire à risques, les investissements dans des outils de prévention demeurent incontournables.
Entre le Papi 2015-2020 et le programme pluriannuel de gestion des bassins versants 2014-2019 (avec État, conseil départemental, Smmar et agence de l’eau), 50 M€ d’engagements sont programmés. Une somme en modeste partie matérialisée en comité syndical du Smmar, le 10 septembre, avec trois délibérations. Trois programmes qui, s’ils ne représentent qu’une goutte d’eau financière (200 000 € chacun), symbolisent l’inlassable travail à engager.
1 – Des entreprises à protéger
Avec les 200 000 € consacrés à une centaine de diagnostics et préconisations de réduction de vulnérabilité des entreprises et bâtiment public, le Smmar joue sur deux tableaux : prévenir et guérir au plus vite. Sur le périmètre du PAPI, 2 200 entreprises, représentant plus de 4 500 emplois, sont localisées en zone inondable.
Bon nombre d’entre elles n’ont pas inclus ce facteur : « Certaines entreprises ne sont pas dotées d’espaces-refuges. Elles peuvent aussi avoir des groupes électrogènes ou des boîtiers électriques à même le sol, illustre Pierre-Henri Ilhes, maire de La Redorte et président du Smmar. Il suffirait de monter ces équipements de 80 cm pour autoriser un retour à la normale et à l’activité plus rapide en cas d’inondation. »
Une logique que le Smmar a voulu étendre aux bâtiments publics, et notamment aux écoles, collèges et lycées situés en zones inondables : « Ils ne sont pas encore répertoriés. Mais il nous a semblé opportun de les inclure dans cette étude. »
2-  Mieux connaître les débits des crues
Accompagnées financièrement pour ces études, les entreprises retenues le seront aussi pour les travaux. 200 000 €, là encore. Avec l’ambition de mieux surveiller et prévenir. Des stations sont bien déjà en place pour connaître le niveau des cours d’eau majeurs au moment des crues et en période d’étiage. Mais avec la vingtaine de nouvelles stations de mesures des débits à venir, le Smmar compte disposer d’une vision plus globale : « Lors de crues torrentielles, les petits cours d’eau montent de façon très rapide. Nous avons installé une mini-station pour inclure cette donnée à La Redorte : on sait que lorsque le Rivassel déborde, à Peyriac, il faut trois quarts d’heure pour générer des problèmes à La Redorte. »
Une marge de manœuvre précieuse lorsqu’elle permet des mises en sécurité. Et parce que la question est bien globale, c’est aussi aux interactions entre eaux de surfaces et eaux souterraines que le nouveau dispositif doit s’intéresser. Avec un serveur informatique chargé de traiter, croiser et stocker les informations pour une diffusion auprès du grand public.
3 – Un véritable atlas de la vulnérabilité
Un Atlas des zones inondables existe déjà, bien sûr. Mais pour l’heure, l’aléa inondation est connu pour les occurrences d’événements exceptionnels, avec les crues centenales (1 % de chance de survenir tous les ans). Le Smmar veut donc affiner les connaissances, là où des retours de crues sont constatés tous les 10, 20, 30 ans.
Pour chaque commune à risque devra être dessiné la délimitation des zones inondables selon chaque type de crue : « Parce qu’il faut que l’on ait des informations plus précises. 16 ans après 1999, on a des outils de modélisation dont on ne disposait pas à l’époque », insiste Pierre-Henri Ilhes. Avec une “bible” qui recensera également les digues ou retenues susceptibles de constituer une menace en matière de sécurité publique.
• (*) Le 1er PAPI portait sur la période 2006-2013.

Inondations Enjeux
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Berre Inondations

l’Indépendant Dimanche 18 Octobre 2015
« La prise de conscience sera toujours trop faible »

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Pierre-Henri Ilhes, président du Smmar, évoque la nécessaire « culture du risque » dans l’Aude.

En novembre 2014, l’Aude a, de nouveau, été frappé par des inondations. Quels enseignements en a tiré le Smmar ?
« D’abord, qu’il y a malheureusement une méconnaissance des droits et devoirs de chacun sur l’entretien des cours d’eau. Il faut un temps nécessaire pour éduquer : quand je vois sur certains cours d’eau, que parce qu’on veut nettoyer une berge, on arrache des arbres sains et donc que l’on supprime un système racinaire qui conforte la berge… »
Cet épisode a également généré de multiples critiques, notamment autour de La Berre.
Pierre-Henri Ilhes : « Inquiet pour les nouvelles populations qui s’installent. » Claude Boyer
« Qu’il y ait des associations de riverains qui se mettent en place, très bien. Par contre, ce qui me dérange, notamment par rapport aux centaines d’heures de travail et aux millions d’euros déjà engagés, c’est que tout le monde n’aille pas dans le même sens. J’ai écrit aux maires du bassin de La Berre pour leur demander une approche cohérente. J’ai connu ça à La Redorte : nous sommes la dernière commune en aval du bassin de l’Argent Double. Et évidemment, les autres maires se foutaient un peu de ce qui pouvait s’y passer. Pour revenir à La Berre, oui, les travaux ou aménagements prennent du temps : c’est long, toujours trop long, et je peux comprendre que les craintes ressurgissent au moment où on entre dans la période des risques de crues.
Alors bien sûr qu’on ne va pas assez vite : mais les syndicats travaillent avec l’argent qu’on leur donne, il y a des procédures à respecter en matière d’appels d’offres et de notifications de subventions. »
Estimez-vous que la conscience du risque inondation a progressé ?
« Que ce soit à Biot, Vallauris ou dans l’Aude, quand il tombe 178 mm d’eau en une heure, vous pouvez faire tous les bassins de rétention ou toutes les études que vous voulez, nos territoires ne sont pas faits pour les absorber.
Les plans de prévention des risques inondations (PPRI) sont là pour avoir une meilleure gestion : mais lorsqu’on me demande si des PPRI peuvent permettre de rouvrir des zones à l’urbanisation, je réponds que s’ils sont révisés, c’est pour apporter plus de sécurité. Nous vivons dans un territoire à risques inondation : il faut que nos populations s’approprient cette culture du risque. 99 a été un traumatisme : les gens s’en rappellent, forcément.
Mais la prise de conscience sera toujours trop faible. Et là où je suis plus inquiet, ce sont pour les nouvelles populations qui s’installent et n’ont pas connu ces épisodes. Il faut donc expliquer ce que veut dire acheter une maison en zone inondable. Leur dire qu’en cas de crue, ça ne veut pas dire 10 cm d’eau dans la maison, mais bien 80 cm. »

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Berre à Durban

l’Indépendant Mercredi 7 Octobre 2015
Inquiets, des riverains de Durban alertent sur l’état de la Berre

Leurs maisons ont été inondées lors de la crue de novembre 2014, et ils affirment que l’encombrement de la rivière est pire aujourd’hui que l’année dernière.
Jusqu’à 1 m 40 d’eau dans son jardin. La maison inondée. Le mur de clôture à terre. Des dizaines de milliers d’euros de réparation. Dominique Thibaud a payé un lourd tribut à la crue de la Berre de novembre 2014. La Durbanaise habite rue du 19 mars, à quelques mètres du lit de la rivière. Pour l’heure, le site est à sec… mais le spectacle qu’il offre lui fait craindre le pire.
Deux mètres de gravier
Difficile, en effet, d’imaginer qu’un cours d’eau passe par là. Gravier, arbres et hautes herbes règnent en maître: autant d’obstacles à un éventuel écoulement. Et c’est bien ce qui inquiète la riveraine. «Il y a actuellement deux mètres de cailloux dans le lit de la Berre, affirme-t-elle. Depuis l’an dernier, des arbres bordant la rivière ont bien été coupés… mais pas arrachés. Du coup, tout repousse! » Dominique Thibaud est formelle : «La Berre est plus encombrée aujourd’hui qu’elle ne l’était au moment des inondations de l’année dernière». Et de redouter, tant pour son foyer que pour toute sa commune, les conséquences d’une nouvelle crue dans ces conditions. «D’autant qu’en 2014, il ne s’agissait pas d’un épisode pluvieux exceptionnel », rappelle-t-elle.
Nathalie Lahache, pour sa part, n’a pas vécu les intempéries de novembre dernier. « J’ai acheté en mai», explique la nouvelle voisine de Dominique Thibaud. «J’étais au courant des inondations passées, mais on m’a dit de ne pas m’en faire car la Berre serait bientôt nettoyée ». Alors face à une situation qui s’est aggravée, elle s’associe à Dominique pour réclamer une mesure urgente et pourtant simple : le curage du lit de la rivière. «On ne comprend pas pourquoi cette opération ne peut être organisée, alors même que des entreprises sont prêtes à le faire gratuitement !»
Loin de se contenter d’un simple coup de gueule, les deux femmes sont bien décidées à livrer un combat pour obtenir gain de cause. Et ne plus vivre la boule au ventre. «J’achève à peine de remettre ma maison en état, et je risque de tout devoir recommencer dans quelques mois en cas de nouvelles crues, lance Dominique. De surcroît, je souffre de déficience visuelle et je crains de plus en plus pour ma sécurité. Ça ne peut plus continuer ainsi !» «On ne fait pas de politique, poursuit Nathalie Lahache. Tout ce qu’on demande, c’est que ce lit soit nettoyé avant qu’il y ait un drame!» Le duo a déjà contacté le Smmar et le Syndicat de la Berre : il devrait bientôt solliciter les parlementaires… à l’heure où le Narbonnais et les Corbières entrent dans la période la plus exposée aux risques d’inondation.

L. O.
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Berre à Durban

l’Indépendant Mercredi 7 Octobre 2015

Christian Gaillard: «Vu l’état de la rivière, si on est inondé, ça sera terrible en aval»
Que ce soit en 2009, pour les dix ans des terribles crues de 1999, ou plus récemment cette année dans le cadre d’une opération de nettoyage «illégal », le maire de Durban n’a jamais manqué de monter au créneau pour dénoncer un manque d’entretien de la Berre par les organismes compétents. Et à bientôt un an de la dernière crue subie par sa commune, l’homme persiste. «Cela fait plus de vingt ans que pas un gramme d’alluvions n’a été retiré de la Berre, insiste Christian Gaillard. Nous subissons l’extrémisme de gens hauts placés ayant décrété qu’il ne faut pas toucher à la rivière, qu’il faut la laisser vivre. En attendant, les inondations de l’an dernier ont fait 600000 euros de dégâts à Durban… dont 140000 à la charge de la commune. Tous les travaux de réhabilitation ne sont pas encore terminés, et nous sommes toujours exposés à de potentielles crues!» Une problématique proche de celle des riverains… à l’échelle de tout un village.

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Syndicat de la Berre

l’Indépendant Mercredi 7 Octobre 2015

Montlaur: «Je m’appuie sur les techniciens»
Le président du Syndicat de la Berre réagit.
Contacté hier, Jean-Claude Montlaur a répondu aux accusations de non-entretien du cours d’eau depuis les dernières inondations. « C’est vrai, il y a énormément d’embâcles à enlever», concède le président du Syndicat de la Berre et vice-président duSmmar. «Mais les dégâts pour cette seule rivière étaient estimés à 350000 euros, dont 20% à la charge des communes. Avant d’engager les travaux, nous avons donc attendu de toucher les subventions… et elles ne sont tombées qu’en juillet dernier ! Dès lors, nous avons immédiatement lancé la procédure d’appel d’offres».
L’entreprise choisie devrait être sur le terrain à partir du 25 octobre.
«La lourdeur administrative existe, et on ne peut pas la contourner», résume le responsable, qui rappelle par ailleurs n’être qu’un élu. «Ma capacité de décision est limitée, explique-t-il. Je m’appuie sur les techniciens des rivières, qui se rendent sur place et préconisent une solution en concertation avec les représentants de la commune concernée. La proposition est ensuite transmise à une commission départementale : c’est elle qui donne le feu vert».
Or pour ce qui est de la Berre à Durban, habitants et syndicat s’opposent sur l’analyse de la situation. «Les techniciens estiment que dans ce secteur, le lit de la rivière a repris son niveau naturel. Si à l’inverse, ils m’annoncent un jour qu’il faut enlever du gravier, je m’exécuterai immédiatement ».
Jean-Claude Montlaur précisant au passage que la consigne de ne pas toucher aux alluvions des rivières est issue d’une directive européenne.

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Prévention

l’Indépendant Mercredi 24 Septembre 2015

Audit Berre

Prévention

2015-09-18-pour une autre gestion des rivières

l’Indépendant Vendredi 18 Septembre 2015
Ralentir les eaux, laisser circuler les sédiments,…

Agence de l’eau Rhône, Méditérranée, Corse

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Printemps 2015

Montée de la Berre, Mars 2015

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Automne 2014,

des précipitations fréquentes et exceptionnellment abondantes​.
Inondations de la Berre, en savoir plus:

Pluies 30 Novembre 2014​
Pluies 30 Novembre 2014

Pluies 28 Novembre 2014
Pluies 28 Novembre 2014

​Pluies 24 Novembre 2014​
Pluies 24 Novembre 2014

Pluies du 28 Septembre 2014​
Pluies 28 Septembre

2014-09-18-Berre-7emeTranche

Berre: transports de solides, érosion

Sauvons l’eau Occitanie

La Berre en aval du Pont de pierres, Août 2014
Nettoyage et plantations par la famille Tyou et Iris & Giroflées.

La source de la Berre, un Espace Naturel Sensible

CG Aude, Espaces Naturels Sensibles​
CG Aude, Espaces Naturels Sensibles

2014-08-21-berre-3

2014-08-21-Berre-le feuilleton

Les riverains de la Berre s’inquiètent des risques qu’ils peuvent encourir à cause des embâcles, ou de l’absence de régulation de la végétation dans le lit de la rivière. Les travaux effectués par le Syndicat de la Berre et du Rieu sont programmés, soumis à déclaration d’utilité publique, à autorisation du Préfet, doivent être couverts par des subventionnés à hauteur de 80% et confiés à des entreprises certifiées. Outre ces travaux périodiques d’intérêt général, chaque riverain est qualifié pour entretenir sa portion de berge par des moyens respectueux du milieu aquatique
Des nouvelles de la rivière:
Le Syndicat Intercommunal de la Berre et du Rieu effectue en ce moment (Juin –Juillet 2014) des travaux de restauration du cours d’eau entre Quintillan et Cascastel, ces travaux sont suivis par l’entreprise RTI (Roussillon Topo Ingénierie).
Un premier chantier a commencé à partir du Gué de la Frau à Quintillan, en descendant vers Cascastel, jusqu’au Gué de la Couasse. Cette tranche de travaux a été concédée au Chantier d’Insertion du Pays Touristique Corbières Minervois.
L’équipe est animée par Sylvie Baulu qui veille au respect des consignes: les souches sont conservées lorsque les berges sont érodées, les rejets sont coupés de manière à conserver un couvert végétal pour les poissons, tandis que sur la rive opposée sont stockés et endainés les végétaux coupés. Un broyeur interviendra ensuite, son travail favorisera la transformation en humus de ces déchets végétaux, tout en libérant un corridor de 1,50 m de large tout le long de la rivière.
Le chantier d’insertion du PTCM a été mis en place, outre les objectifs d’insertion et de formation à la protection de l’environnement, pour la création et l’entretien des sentiers de randonnée et baptisé « Chantier Environnement ».
L’autre tranche de travaux, entre le début du Chemin des Pichoulières et le ruisseau de Las Vals a été effectuée par l’entreprise ART (Aménagements Ruraux et Forestiers) : abattage des arbres morts ou sénescents, dévégétalisation localisée du lit mineur, puis broyage.
L’objectif de ces travaux consiste à dégager le lit mineur de la rivière et à limiter la descente d’embâcles vers l’aval. Bien évidemment, outre les aspects techniques primordiaux touchant à la protection des personnes et des biens, ces travaux génèrent une plus value esthétique et environnementale importante. Il est d’ailleurs à noter qu’aucun déchet (emballages, canettes, huile hydraulique, etc.) ne demeure sur les chantiers. Libre à chacun désormais de profiter de cette réouverture du lit de la rivière, de se réapproprier ce patrimoine.

Amont: les souches ont été conservées côté berge érodée Aval: Travaux en cours. (Sylvie Baudu, JC Montlaur, Nicolas Calestroupat)
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Travaux Berre Juin Juillet 2014

SIAH du bassin de la Berre et du Rieu

SMMAR

Nettoyons la rivière:

Nettoyage Berre  Mars 2012

Les derniers travaux de restauration de la ripisylve, menés par l’entreprise ACHIFOREST ont eu lieu en Mars-Avril 2012.
La forte pluviosité du printemps 2013 a favorisé une rapide croissance des plantes aquatiques (beaucoup de typha) et des menus arbres dont les souches avaient été conservées.
Devant cet aspect impénétrable de la rivière, certains évoquent un passé récent au cours duquel de forts orages se chargeaient de la nettoyer et permettaient de la garder propre, de laisser libre le passage des eaux lorsqu’elle se transforme en oued.
Certes, le changement climatique doit être acté: épisodes météorologiques violents, sècheresses, élévation des températures moyennes et migration vers le Nord de la flore et des cultures. Cela permet-il de rendre compte de la luxuriance accrue de la végétation dans notre rivière? En partie seulement.
Dans la traversée de notre village la végétation se densifie particulièrement. La rivière recueille en effet les eaux de ruissellement des coteaux alentour. Ces eaux lessivent les sols, surtout en l’absence de labours, et entrainent entre autres, les fertilisants épandus au pied des cultures. Le fertilisant le plus commun (NPK) servant à stimuler la végétation, contient en proportions variables des nitrates, du phosphore et de la potasse. Notre rivière est le réceptacle naturel de ces composés chimiques qui sont mis à profit par les plantes et les arbres qui y poussent.
L’état de la rivière au milieu du village est un sujet de questionnement pour les habitants. Les cours d’eau sont des milieux protèges, et les interventions destructrices par des moyens mécaniques lourds sont exclues.
Cette exclusion est définitive et seuls des moyens alternatifs sont envisageables et représentent une charge financière importante si la collectivité doit les mettre en œuvre.
Ci-dessous, quelques images de ce que peuvent faire les riverains, dans le respect du milieu naturel et des règles en vigueur.​

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