Semaine 32
L’entreprise RBMH se met en congès, reprise le Lundi 31 Août.
Enlèvement des sacs à gravats prévu le 2 Septembre, il faudra enlever les voitures de ce côté de la Place.
La réhabilitation des anciens murs de la zone en chantier est terminée, sauf rejointoyage.
Le chantier est nettoyé.
A la reprise, pose du hérisson de drainage (graviers et pierres concassés) de la future salle voûtée, mesures et pose du coffrage de la voûte, pose de la voûte.
A venir, réservations electricité, sanitaire; Points d’ancrage menuiseries métalliques, positionnement escalier métallique de secours.
Ancienne fenêtre en haut du rempart interrompue par un ancien plancher:
Côté rue du pont vieux on peut voir à ce niveau un bloc d’encadrement de fenêtre renaissance (étude Gabriel Burroni, La salle aux carreaux ).

Cette ancienne fenêtre a été rebouchée avec un mortier contenant du plâtre resté salpétreux.
Cette mauvaise maçonnerie se retrouve sur la façade côté Berre à la même hauteur, signe du rebouchage d’une ancienne ouverture.
Nous sommes donc en présence de traces de niveaux de sols et planchers plus anciens, tels celui de la future salle voûtée.
Dans l’angle gauche, le rempart est interrompu, sa construction a été reprise côté extérieur (rue), mais côté interieur les maçonneries restantes sont assez chaotiques.
La charte de 1390, évoque une « barbacane des seigneurs » à côté « du portail d’eau » du Fort. Elle pouvait se situer à cette interruption/écroulement du rempart qui reprend plus loin allant vers la salle des gypses. De sa ruine, peuvent résulter lors de la restauration des Pailhoux, les niveaux de sols et planchers actuels, le pont de pierre avec sa salle pilier, menant au moulin et aux jardins récemment acquis.
Semaine 31
La reprise des maçonneries du mur de refend est terminée, celle de l’ensemble des murs de la zone en chantier se poursuit, elle sera suivie du rejointoyage de l’ensemble de ces murs en pierre apparente.
Le rejointoiement contribue à la solidité de l’ouvrage tout en jouant un rôle esthétique important. Il fera ressortir la belle allure de ces vieux murs précédemment attaqués par la ruine.

Le rebouchage des joints devrait laisser voir la pierre le plus possible après la reprise des maçonneries.
Le chantier s’est déplacé vers la salle aux carreaux, ancienne cuisine du château.
On voit ici l’étendue des désordres des anciennes constructions plus très lisibles.

Des restes de carrelage au sommet du rempart suggèrent qu’il y avait là un plancher qui se situait à la même hauteur que celui des grandes pièces au dessus de la salle des gypses.
On sait par les inventaires (1794 et 1797) que deux « filles de cuisine » dormaient au dessus de la dite cuisine. Leur logement devait être mansardé si l’on en juge par l’emplacement des poutres de l’ancienne toiture visible sur la même photo. L’ancienne toiture de cette partie du château pourrait donc remonter elle aussi à la restauration des Pailhoux au 18ème siècle.
C’est à ce niveau que se situera le plancher d’un local prévu comme « salle traiteur » accessible depuis les grandes pièces du 1er étage.
Semaine 30
Cette semaine a été marquée par le décaissement de la future salle voûtée, à la mini pelle.
Cet espace avait été dégagé en 2012 par le chantier d’insertion de l’Amicale Laïque de Carcassonne. A ce moment là, nous avions enlevé de nombreux déchets modernes, l’endroit ayant servi de dépotoir à une période.
Dans un coin où la voûte était encore en place, nous avons trouvé des petits creusets en céramique, des creusets d’essai de minerais, pouvant dater de l’époque où Rémi Jacomy, Maître de Forges, était propriétaire du Château (1872-1882).Le four
Nous avions stocké les pierres d’effondrement de la voûte au rez de chaussée de la Tour, certaines ont été utilisées pour la reconstruction du rempart en 2015 par le même chantier d’insertion.
Dans les gravats, sous les déchets, nous avions trouvé des restes d’outils, des ciseaux à tailler la vigne, par exemple, et beaucoup de bois et de fer , restes de tonneaux et vaisselle vinaire.
Au début du 19ème siècle, Martial Pailhoux faisait son vin au château, des documents relatifs à des litiges sur les quantités en attestent. Les ciseaux à tailler apparus plus tard peuvent remonter à la famille Fort, propriétaires du château jusqu’en 1966.
Lors du décaissement de 2026, nous avons trouvé quelques objets toujours en lien avec la viticulture pour la plupart.


Ces quelques éléments retrouvés en profondeur sont donc relativement anciens.
L’objet recouvert de vert de gris est un écrou cassé qui servait à bloquer les portes des foudres en bois. Le dispositif existait déjà au 18ème siècle.
La pièce en céramique vernissée est mince et se démarque des pichets et cruches lourds et épais en usage dans les maisons jusqu’aux années 1950. Sa petite taille et son orifice suggère qu’elle servait juste à boire ou à déguster.
Dans tous les cas, nous restons dans le domaine viticole. Cette salle fut donc un chai vinicole pendant des siècles. Une Cave était mentionnée au Château dans les inventaires (1794 et 1799), les indications ne permettant pas de la localiser clairement, mais le matériel que nous avons trouvé permet de la situer dans ce local, plutôt que dans la salle voûtée, pilier du Pont, plusieurs fois dévastée par la rivière et qui n’a jamais été fouillée.
L’inventaire après la mort de Jean d’Arse en 1562 indique qu’il recevait sous forme de droits seigneuriaux des « charges de vin ».Il possédait aussi des vignes en propre situées sur de tènements toujours exploités aujourd’hui, tels le Col de la Serre dont le nom n’a pas varié.
Cette semaine a été également marquée par l’évacuation de la totalité des gravats et des pierres de la zone de la future salle voûtée. Un échafaudage a été posé le long du mur séparant cette zone de la salle d’entrée du château.Ce mur a été purgé de ses éléments peu solides, les manquants vont être rebâtis et l’ensemble des maçonneries rejointées.
Semaine 29
L’évacuation des pierres et gravats se poursuit. Il necessite le chargement des sacs et godets à la pelle, au seau, à la main pour transfert sur la place d’où ils seront enlevès plud tard.
A suivre: le décaissement du sol de la salle voûtée et la pose d’un chappe qui servira de base pour les travaux de reconstruction de la voûte.
Une mini pelle et une benne à bascule ont été livrées ce vendredi 17 Juillet pour faciliter ces opérations.
Semaine 28
Le remontage des murs s’est poursuivi.
L’entreprise s’est procuré une nouvelle télécommande pour la grue et l’évacuation des pierres et gravats du chantier a pu commencer.
Semaine 27
L’entreprise est partie terminer un autre chantier
Semaine 26
Le démontage des anciennes maçonneries fragiles s’est poursuivi ainsi que le rebouchage et la reprise des anciens murs.
La grue sera réparée la semaine prochaine et permettra dans un premier temps d’évacuer les gravats et pierres en tas qui encombrent le chantier et gênent l’activité des maçons.
Semaine 25
La grue est arrivée comme prévu le mercredi 17 mais n’est pas encore opérationnelle.
Les maçons ont poursuivi les démolitions et le remontage des murs côté rue du Pont Vieux.
Ces travaux ont nécessité la pose de solides échafaudages à cause de la fragilité de ces anciennes constructions souvent remaniées. L’intervention actuelle permettra de consolider durablement une partie du bâtiment qui autrement, aurait menacé d’entrainer le reste dans sa ruine.
Semaine 24
La création de l’issue de secours à travers le rempart du 14ème siècle s’avère difficile et risquée. Il faut réfléchir. Les maçons commencent à rebâtir les vieux murs en attendant.




Semaine 23
La mise en place des échafaudages est en cours en attendant l’arrivée de la grue pour extraire et amener les matériaux à l’arrière du Château.
Nettoyage, débroussaillage, de la partie non couverte, côté rue du Pont Vieux comprenant notamment l’ancienne salle voûtée.
Purge des anciennes maçonneries afin de pouvoir remonter les murs qui serviront de points d’ancrage aux poutres bois, charpentes métalliques et escalier de secours.

Le démarrage des travaux a été effectif ce Lundi 1er Juin 2026.
